Évaluer le niveau 1 : poser uniquement des questions dont les réponses mènent à l’action

Ce premier article de la série consacrée aux pratiques pour construire un bon questionnaire d'évaluation de niveau 1 rappelle la nécessité de poser uniquement des questions dont les réponses mènent à l'action.

Cela peut sembler aller de soi, car c'est bien de la pertinence des questions dont il s'agit, et pourtant... nous ne comptons plus les questionnaires comportant des questions dont les réponses ne déboucheront sur rien de concret. Par exemple, il est inutile de questionner le participant sur la qualité d'une salle de formation (que l'on sait inappropriée) s'il s'agit de la seule disponible en interne (sauf si vous souhaitez vous aider du taux d'insatisfaction pour négocier l'aménagement d'une nouvelle salle auprès de la direction).

Poser des questions sur des éléments sur lesquels vous ne pourrez intervenir pour améliorer l'efficacité de la formation fait perdre son temps au participant et pourrait même générer chez lui une certaine frustration (car son insatisfaction ne débouchera jamais sur des actions). À terme, cela pourrait discréditer l'intérêt même de l'évaluation et, donc, le taux de retour.

Intervenant récemment chez un client pour optimiser son questionnaire d'évaluation de la satisfaction "historique" (utilisé depuis plusieurs années), j'ai pu remarquer que sur les 33 questions que celui-ci comportait (!), rares étaient celles liées à une action corrective possible. Après avoir appliqué cette bonne pratique, seules 14 questions ont "survécu". Ainsi, il s'agissait de s'interroger systématiquement sur l'utilisation qui serait faite des réponses. Le questionnaire est ainsi plus clair et aéré, plus rapide à compléter pour les participants et, surtout, plus pertinent en termes d'analyses possibles.

D'autres modifications ont été réalisées, dont certaines seront détaillées dans les prochains articles de cette série.

N'hésitez pas à partager cet article ;-)